
Soki-Bradel NGONZA NITO
Doctorant en 2ème année
Laboratoire des Maladies Neurodégénératives,
Fontenay-Aux-Roses, France
soki.ngonzanito (at) cea.fr
Le congrès EuPA 2025 (European Proteomics Association) s’est tenu du 16 au 20 juin 2025 à Saint-Malo. Situé au Palais du Grand Large, ce congrès a réuni des acteurs académiques et industriels autour des dernières avancées en protéomique.
Le programme, dense et diversifié, s’est organisé autour de 14 thématiques scientifiques telles que Interactomics & Spatial Omics, Data Processing, PTMs, Single-cell et Imaging proteomics. Il a été rythmé par de nombreuses sessions plénières, communications orales, ateliers, rencontres avec des industriels, sans oublier les échanges autour des posters.
La semaine a débuté par deux modules d’introduction Proteomics 101, pour revenir sur les bases et dernières avancées du domaine, et la Career Session axée sur des témoignages de parcours professionnels, d’opportunités de carrière et de conseils pour les jeunes chercheur-ses.
Durant le congrès, j’ai été particulièrement marqué par les conférences de Franck Zal, qui a partagé son parcours, inspirant et riche en collaborations, et présenté sa plateforme technique Hemarina, témoignage et fruit d’années de recherche passionnée. Des interventions de qualité ont été également données par des chercheurs tels que Lennart Martens et Lukas Käll qui ont développé des outils aujourd’hui incontournables comme PRIDE ou Percolator, traité de l’historique du deep-learning, la contribution croissante de l’intelligence artificielle et autres outils de prédiction dans le traitement des données de spectrométrie de masse.
J’ai également très apprécié les sessions auxquelles j’ai pu assister comme la session Interactomics & Spatial Omics ou bien Structural Proteomics Top-down & Middle-down où Cathy Marulli a pu nous présenter la FLiP-MS : une stratégie permettant, en générant des bibliothèques de peptides, d’identifier des changements conformationnels de protéines à l’échelle du protéome entier, en conditions physiologiques ou en réponse à une perturbation (ajout de ligand, stress cellulaire, etc.).
Plus de 200 posters ont été présentés, ce qui illustre la diversité des approches, des modèles d’étude, des sujets et des problématiques actuelles en protéomique. Les échanges autour des posters, dans un cadre convivial et bien organisé, ont donné lieu à des discussions scientifiques enrichissantes. J’ai notamment pu présenter un poster sur l’avancée de mes travaux de thèse, ce qui m’a permis de bénéficier de retours constructifs de la part de participant-es de différents niveaux d’expérience.
La présence de nombreux acteurs industriels (Bruker, SCIEX, Affinisep, ThermoFisher, et bien d’autres) a permis d’échanger, au travers de stands et de symposiums, sur les dernières innovations technologiques et les tendances émergentes du domaine.
Le congrès a aussi mis en avant la forte communauté de la protéomique, avec une forte implication de l’YPIC (Young Proteomics Investigators Club), des moments plus informels et conviviaux comme l’ECR Networking Event, et même un concours de château de sable sur la plage, mêlant science (le Sphinx-TOF peut en témoigner) et détente.
Pour clore ce billet, je remercie la French Proteomics Society (FPS) ainsi que le Club-Jeunes, pour leur soutien financier, grâce auquel j’ai pu participer à cet événement. Chaque année, la FPS soutient une dizaine d’étudiants en leur permettant d’assister à divers congrès nationaux et internationaux de protéomique. Je remercie également le comité d’organisation EuPA ainsi que toutes les personnes impliquées dans la réussite du congrès. Cet évènement m’a permis de m’enrichir scientifiquement et de faire de nouvelles connexions professionnelles. Enfin, je tiens à remercier mes directeurs de thèse, pour leur bienveillance, accompagnement, et pour m’avoir encouragé à participer à ce rendez-vous, enrichissant pour ma formation doctorale.